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Résultats - Rembrandt BUGATTI
Le formidable intérêt des collectionneurs pour l'œuvre de Rembrandt Bugatti (1884-1916) ne se dément pas. Ainsi Panthère au repos, pattes arrière croisées s'envolait à 770 000 € sous le marteau de Damien Leclère, le 12 juin à l'Hôtel Drouot (est. 500 000-600 000 €)

Ce bronze à patine brun foncé, 30, 5 x 58 x 21,5 cm, fondu en 1907, signé, daté, portant le cachet du fondeur "Cire perdue A.A.Hébrard" et numéroté 1 sur la terrasse, provenait d'une collection parisienne. Il a été emporté par un collectionneur français.

Damien Leclère, commissaire-priseur : "La rareté du modèle, unique dans l'œuvre de Rembrandt Bugatti et dont seuls deux exemplaires en bronze sont répertoriés à ce jour, ainsi que la superbe qualité de la patine d'origine, réalisée chez Hébrard, font de Panthère au repos une œuvre exceptionnelle."

"Le modèle de La Panthère au repos, pattes arrière croisées est unique dans l'œuvre de Rembrandt Bugatti de par sa posture peu commune et son mouvement qui n'est que la transition d'une attitude à l'autre. Rembrandt Bugatti a su magistralement fixer dans la matière le portrait de sa Panthère de Chine ou Panthère de l'Amour : la tête haute, fière, pour peu de temps dépourvue de vibrisses, le regard fixe et bien droit vers l'avant, elle se tient au repos sur ses pattes antérieures très massives et puissantes qui révèlent sa force extraordinaire. Mais en réalité tout son corps de félin, vif, souple, flexible, agile, vit en total équilibre, simplement en appui sur les muscles des pattes arrière croisées et ce jusqu'au bout de sa très longue queue touffue qui lui sert de balancier." Véronique Fromanger, Rembrandt Bugatti-Répertoire monographiqe, 2017

Dès le début, le sculpteur choisit le modelage à main libre sans repère ni mesure, sans esquisse préparatoire, comme un acrobate sans filet, avec son pendant : la vitesse dans l’exécution pour transcrire son génie dans la matière. Fasciné par le monde animal, Rembrandt Bugatti y consacrera toute son œuvre. Entre 1903 et 1914, Il va créer une œuvre puissante et dynamique, universelle et intemporelle. En douze ans d’une fulgurante production, Bugatti parcourt l’expressionnisme des Fauves, la synthèse des formes et le dynamisme futuriste. C'est dans les zoos que Bugatti trouve ses sources d'inspiration. A Paris, d'abord où il s'installe en 1903 à côté de la Ménagerie du Jardin des Plantes. Mais le jeune sculpteur en fait vite le tour : elle s'avère bien pauvre pour nourrir son talent et varier ses modèles. Il part s'installer à Anvers où la direction du Jardin Zoologique se montre très accueillante et lui offre un atelier au sein du zoo en 1906. Le Jardin Zoologique d'Anvers est déjà considéré au tournant du siècle comme le zoo le plus important du monde La sculpture de Rembrandt Bugatti procède entièrement de son contact quotidien avec les animaux sauvages. Il les contemple et cette rencontre va le bouleverser et guider son destin à travers "une trajectoire foudroyante" pour reprendre le terme utilisé par Véronique Fromanger, spécialiste de l'artiste, faisant allusion à la précocité de son talent révélé dès l'âge de 14 ans, et à la brièveté de sa vie puisqu'il se suicide à 31 ans. Dès 1905, Rembrandt Bugatti s' est associé à l'éditeur et fondeur d'art français Adrien-Aurélien Hébrard qui dirige une fonderie d'art (Fonderie Hébrard) et une galerie d'art, 8 rue Royale à Paris. Rembrandt Bugatti signe avec lui un double contrat d'exclusivité : il sera son fondeur et son galeriste. Le chef d'atelier Albino Palazzolo est son mouleur-fondeur exclusif. Hébrard est mondialement connu pour ses fontes à cire perdue et ses patines dignes des ateliers de la Renaissance. Avec lui, « la reproductibilité » est devenue une propriété essentielle de l’œuvre d’art sans qu’elle perde son caractère original et authentique. Pour relever ce véritable défi, A.A.Hébrard, collectionneur, ingénieur chimiste, éditeur et marchand d’art, impose pour la première fois une production, strictement limitée et numérotée, d’une qualité exceptionnelle. Chaque année, A.A.Hébrard expose les nouvelles œuvres de Bugatti dans sa galerie parisienne, et tous les cinq ans, il organise une rétrospective de l'artiste dans les salons officiels - dans la section d’Art Moderne Italien - entre Paris, Venise, Milan, Bruxelles, Berlin, Anvers et New-York.

Contact presse : Armelle Maquin - armelle.maquin@wanadoo.fr - Tel : 00 33 (0) 6 11 70 44 74

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